Pour les civilisations amérindiennes :
- les sites d’art rupestre,
- les polissoirs,
- les montagnes couronnées,
- les abris funéraires,
- les cimetières d’urnes funéraires,
- les champs surélevés
Pour les périodes coloniale et contemporaine :
- les vestiges d’habitations coloniales des XVIIe et XVIIIe siècles,
- les vestiges visibles du patrimoine industriel,
- ceux des voies de communication (chemins aménagés, canaux et champs drainés, polders par exemple)
- les vestiges des bagnes sont à protéger.
De plus, tous les sites élevés (inselbergs, sommets plats comme par exemple le Mahury) , ainsi que les sauts, les rives des fleuves, les champs drainés (amérindiens ou coloniaux) sont à préserver, dans le cadre de la préservation des paysages « anciens ».
Pour empêcher la destruction de ces sites, la loi n°2001-44 du 17 janvier 2001 relative à l’archéologie préventive et son décret d’application n°2002 - 89 du 16 janvier 2002 (article 1er et 59), ont mis en place de nouvelles procédures (voir annexe).
Le service régional de l’archéologie (SRA) de la Direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) a pour mission d’établir la carte archéologique de la région. Il réalise peu à peu l’inventaire le plus précis et le plus complet possible du patrimoine de chaque commune, qu’il soit enfoui ou en élévation, et ceci depuis les premiers temps de la présence humaine jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale.
Néanmoins, et il est important de le souligner, l’inventaire actuel des sites archéologiques remarquables qui est présenté ici, est loin de refléter la réalité patrimoniale. Il s’agit avant tout d’un premier état de la recherche qui nécessitera de nombreux données supplémentaires qu’il sera nécessaire d’acquérir sur le terrain, avec l’appui indispensable des habitants de la commune ; car au-delà d’un simple inventaire, la carte archéologique veut être également un véritable outil pour une mise en valeur patrimoniale et pour le développement économique et touristique de la Guyane.
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