Historique

La délégation générale à la langue française et aux langues de France est l'héritière indirecte du Haut comité pour la défense et l'expansion de la langue française institué en 1966. Au fil de ses dénominations et de ses rattachements administratifs divers, elle est demeurée un service chargé d'élaborer au plan interministériel la politique linguistique de l'Etat. Elle exerce désormais cette mission directement auprès du ministre chargé de la culture, bénéficiant ainsi d'une reconnaissance institutionnelle forte.

Les institutions et organismes

Parce qu'il avait conscience qu'une politique à l'égard de la langue française était devenue nécessaire, Georges Pompidou a créé en mars 1966 le Haut comité pour la défense et l'expansion de la langue française, premier organisme chargé de la langue française.

Placé auprès du Premier ministre, ce Haut Comité, devenu en 1973 le Haut Comité de la langue française, avait pour mission de susciter ou d'encourager toutes initiatives se rapportant à la défense et à l'expansion de la langue française.

En 1984, le Haut Comité a été remplacé par un Comité consultatif et un Commissariat général à la langue française. Le Comité consultatif était chargé d'étudier et de faire des propositions sur l'usage et la diffusion de la langue française, et sur la la francophonie. Le Commissariat général animait et coordonnait l'action des administrations et des organismes publics et privés concourant à la diffusion de la langue française ainsi que les travaux de terminologie. Ces deux organes étaient également placés auprès du Premier ministre.

Le Conseil supérieur à la langue française (CSLF) et la délégation générale à la langue française (DGLF) ont été créés par le décret 89-403 du 3 juin 1989 et se sont substitués à ces deux organismes, avec des missions voisines.

En 2001, la DGLF est devenue délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), pour marquer la reconnaissance par l'Etat de la diversité linguistique de notre pays.

En 2006, il a été procédé à la suppression du Conseil supérieur de la langue française, au même titre que de nombreuses autres commissions et instances consultatives

Leur rattachement administratif

De 1966 à 1996, les institutions de la langue française ont été des services du Premier ministre, mais à compter de 1986, date de création d'un portefeuille ministériel chargé de la francophonie, elles ont été mises à la disposition du secrétaire d'État, ou du ministre délégué, responsable de ce département.

En 1993, la DGLF s'est trouvée naturellement mise à la disposition du ministre de la culture et de la francophonie. En outre, tout en lui maintenant son statut de service du Premier ministre, la loi de finances de 1994 a intégré ses crédits et ses emplois dans le budget du ministère de la culture.

En 1995, le Gouvernement a mis ce service à la disposition du ministère de la culture et non du secrétariat d'État à la francophonie. Une distinction s'est ainsi opérée entre la langue française, confiée au ministre de la culture par délégation du Premier ministre, et la francophonie, qui concerne les relations avec la communauté des pays francophones et relève du ministre des affaires étrangères et de son secrétaire d'État.

Dans le cadre de la réforme de l'État, la DGLF a été placée, par décret du 21 mars 1996, sous l'autorité propre du ministre de la culture, le CSLF restant pour sa part placé auprès du Premier ministre, avant d'être supprimé en 2006.

Depuis 2009, la DGLFLF bénéficie d'un rattachement direct au ministre chargé de la culture.