La commande publique

Publié le 29.11.2013

La Direction générale de la création artistique encourage les commandes d'art contemporain dans des domaines d'intervention qui se sont diversifiés, en privilégiant notamment le territoire urbain comme terrain privilégié de l'implantation de l'art dans l'espace public. C'est dans ce contexte que la commande publique trouve sa place en milieu hospitalier.

Mode d'emploi de la commande publique

Démarches pour obtenir une commande publique

L'établissement de santé, une fois sa décision prise de réaliser une opération de commande publique, établit un protocole d'accord, soit avec la direction régionale des affaires culturelles, soit avec les services centraux de la Direction générale de la création artistique. Un contrat d'étude est alors passé avec l'artiste. Il prévoit la nature de l'étude, le montant de la rémunération, les délais de remise…
 La réalisation ne peut être engagée qu'après présentation de cette étude au groupe de travail de la commande publique, puis, pour avis, à la Commission nationale de la commande publique (instance paritaire entre membres de l'administration et personnalités extérieures), créée en 1998.

 En général, le ratio du financement est le suivant :

  • l'étude initiale, de même que, parfois, les honoraires de suivi et de réalisation sont pris en charge par la Direction générale de la création artistique ou le Centre national des arts plastiques, selon le cas de figure ;
  • la réalisation relève du ou des commanditaires.

 La participation de la Direction générale de la création artistique est d'environ 20 à 40 % pour les projets déconcentrés. Pour les commandes publiques thématiques initiées en centrale, le Centre national des arts plastiques prend souvent en charge la commande à 100 %.

 Pour en savoir plus, consulter les sites de la Direction générale de la création artistique et du centre de ressources du Centre national des arts plastiques : www.cnap.fr

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Des exemples de commande publique

Un oratoire pour l'hôpital Bretonneau par Pierre Buraglio

En 2001, l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris achève la construction d'un nouvel hôpital gériatrique dans le 18e arrondissement, à l'emplacement de l'ancien hôpital Bretonneau, occupé de 1990 à 1997, au titre de résidences d'artistes, par l'association " Hôpital Ephémère ".
 C'est en lien avec ce passé, et surtout avec un souci de qualité d'accueil de ses patients, que la direction de l'hôpital a souhaité marquer d'un geste artistique original la réalisation du lieu de culte : l'Oratoire. Dans le cadre d'une commande publique fondée sur un partenariat entre l'Assistance publique des hôpitaux de Paris et le ministère de la Culture et de la Communication ( Drac Ile-de-France et Délégation aux arts plastiques), l'artiste Pierre Buraglio, en accord avec les architectes Denis Valode et Jean Pistre, s'est attaché à faire de cette pièce " un espace ouvert à tous nos contemporains. Que ceux-ci appartiennent aux trois religions du Livre ou qu'ils n'aient aucune appartenance confessionnelle ". Cette volonté s'affirme notamment par l'inscription sur les murs d'extraits de textes religieux : un passage de la Bible en français, du Coran en écriture coranique et de la Torah en hébreu.
 Outre la réalisation de trois grands vitraux, inspirés des fresques de Giotto à Padoue, Pierre Buraglio a également dessiné et conçu le mobilier liturgique de ce lieu dans un style très épuré. L'Oratoire a été inauguré le 18 décembre 2001.
 Contact : Marie Fornani, responsable culturelle à l' hôpital Bretonneau (01 53 11 18 05)

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L'aménagement d'espaces d'accueil à l'hôpital Huriez de Lille par Katsuhito Nishikawa

Dans le cadre de la modernisation de l'hôpital Claude Huriez, le CHRU de Lille a initié en mai 2001, en lien avec le ministère de la Culture et de la Communication, une commande publique conçue par l'artiste japonais Katsuhito Nishikawa, afin d'aménager 5000m2 d'espaces d'accueil. Un programme végétal s'inscrit dans la cour extérieure : dans cet espace boisé, des scuptures "physalis", d'inspiration végétale, ont été installées comme une prolongation du monde végétal. A l'intérieur, l'usager découvre une atmosphère apaisante grâce à un choix de matériaux et de coloris. Une attention particulière a été portée à l'éclairage, et les mobiliers d'accueil et d'attente sont conçus pour concilier fonctionnalité et esthétique.
 Contact : Michèle Dard, responsable culturelle au CHRU de Lille (03 20 44 47 55)