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Aurélie Filippetti devant les manuscrits originaux lors des JEP 2013
© Didier Plowy / MCC

mercredi 18 septembre 2013

Les Journées européennes du patrimoine : bilan et impressions

La 30e édition des Journées européennes du Patrimoine les 14 et 15 septembre se sont clôturées avec succès. Plus de 12 millions de visiteurs ont pu découvrir ou redécouvrir la diversité du patrimoine national. Un thème au cœur de l'action d'Aurélie Filippetti qui a annoncé le vendredi 13 septembre des mesures importantes en faveur du patrimoine.

1913-2013. Pour leur 30e édition, les Journées européennes du patrimoine se sont penchées sur l’histoire et à la vitalité de l’action patrimoniale depuis cent ans issues de la loi de 1913 sur les monuments historiques.

Qu’il soit protégé (classé ou inscrit au titre des monuments historiques), labellisé (Patrimoine du XXe siècle, Maisons des Illustres, Jardin remarquable), inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, qu’il appartienne à l’architecture domestique, religieuse, industrielle, militaire, judiciaire, hospitalière, chaque monument ou site ouvert a permis aux visiteurs de comprendre l’intérêt d’œuvrer pour la préservation et la valorisation du patrimoine.

Le patrimoine industriel français a suscité la curiosité du public comme l'usine textile Tase à Vaulx-en-Velin dans le Rhône, la manufacture royale de Bains-les-Bains dans les Vosges, ou l'ancienne chocolaterie Menier à Noisiel en Seine-et-Marne. Le patrimoine du XXe siècle, avec la Villa Berliet à Lyon construite entre 1911 et 1912 par l'architecte Paul Bruyas, ou la Villa Arson à Nice construite au début des années 1970 par Michel Marot, a séduit. L'architecture hospitalière, le patrimoine maritime et fluvial ont également attiré le public à travers tout le territoire.

Impressions. Le ministère de la Culture et de la Communication accueillait deux évènements : dans le Salon des Maréchaux une exposition consacrée à la loi de 1913, et dans le Salon Jérôme, les manuscrits Du côté de chez Swann de Proust et les Souvenirs du Capitaine Dreyfus, confiés par la Bibliothèque nationale de France. Propos recueillis :

«Beaucoup d'émotions s'en dégagent. Cette injustice saute d'autant plus aux yeux. L'écriture de Dreyfus est d'un seul jet, alors que chez Proust, c'est mille et une ratures.» Jean-Yves

« On voit l'écriture et on entend la musicalité du texte. Ça rend les choses complètement différentes de voir ces manuscrits. C'est le travail en train de se faire. Tellement de choses ont été écrites sur Dreyfus. Là, c'est lui qui parle, à la première personne.» Roseline

« Dreyfus écrit très minutieusement tandis que l'écriture de Proust est très tourmentée, comme le personnage sans doute! » Marie-Sophie

La visite guidée d'Aurélie Filippetti au ministère
© Ministère de la Culture et de la Communication