jeudi 22 décembre 2011
La Maison de l'histoire de France
Le 21 décembre 2011, Frédéric Mitterrand a présenté en conseil des ministres le décret portant création de la Maison de l'histoire de France en établissement public administratif (EPA) au 1er janvier 2012. Le Ministre a également proposé au Président de la République de nommer Maryvonne de Saint-Pulgent à la tête de la nouvelle institution. Conseiller d'Etat, ancienne directrice du Patrimoine au ministère de la Culture et de la Communication, Maryvonne de Saint-Pulgent en préside actuellement le comité d’Histoire.
L’ouverture, le 18 janvier 2012, de l'exposition « La France en relief » sous la nef du Grand-Palais à Paris, sera la première grande opération, à destination des plus larges publics, de la Maison de l'histoire de France.
Sur le site parisien des Archives Nationales. Depuis son élection à la Présidence de la République en 2007, Nicolas Sarkozy défend le projet d’un grand musée spécifiquement consacré à l’histoire de France. La décision de le créer avait été annoncée officiellement par le chef de l'Etat le 13 janvier 2009 à Nîmes, en présentant ses vœux au monde culturel. Le 12 septembre 2010, sur proposition de Frédéric Mitterrand, le Président de la République a choisi d'implanter la Maison de l'histoire de France sur le site parisien des Archives Nationales. Le comité d’orientation scientifique de la future institution a été installé le 13 janvier 2011. Il a remis son avant-projet à Frédéric Mitterrand le 16 juin 2011. Il en présentera la version définitive au mois de janvier 2012.
Six mois de réflexion pour un avant-projet.Depuis son installation le 13 janvier 2011, le Comité d'orientation scientifique, présidé par l'historien Jean-Pierre Rioux, s’est réuni régulièrement, en séance plénière et sous la forme de groupes de travail. L’avant-projet présenté à Frédéric Mitterrand le 16 juin est le fruit des six premiers mois de travaux. Il esquisse les contours de la future Maison de l’histoire de France : les publics, la stratégie numérique, la « galerie des temps », les expositions temporaires, l’ouverture européenne et internationale, la valorisation de la recherche, le réseau, l’exposition de préfiguration.
Le projet définitif, en janvier 2012. La remise de l’avant-projet de la Maison de l’histoire de France a ouvert une phase de concertation et d'échanges, au cours de laquelle les professionnels et le grand public sont invités à donner leur avis sur ce texte. L’ensemble de ces contributions aidera le Comité d’orientation scientifique à élaborer le projet définitif de la Maison de l'histoire de France, qui sera remis au Ministre en janvier 2012.
Le site Internet de préfiguration de la Maison de l’histoire
de France a été mis en ligne en septembre 2011.
Ouverture en 2015. L'établissement public de la Maison de l'histoire de France sera créé le 1er janvier 2012. Lieu d'expositions, lieu de conférences, de débats, centre de ressources à destination de tous les publics, la Maison de l'Histoire de France sera installée dans le quadrilatère de Rohan-Soubise, aux côtés des Archives nationales. Elle ouvrira ses portes au public en 2015.
La concertation : un dispositif en cinq points.
- L’avant-projet a fait l’objet d’une présentation sommaire téléchargeable dès le 16 juin sur le site
www.maison-histoire. fr.
Les internautes avaient la possibilité de donner leur avis sur ce texte en écrivant à l’adresse concertation@maison- histoire.fr
- L’avant-projet a été envoyé à un large éventail de personnalités qualifiées : présidents et professeurs d’université, membres de centres de recherche, directeurs de musée, de services d’archives et de bibliothèques, professeurs d’histoire et géographie, directeurs régionaux des affaires culturelles et directeurs culturels de collectivités territoriales… Cet envoi était accompagné d’un appel à commentaires demandés pour la mi-octobre, de façon à pouvoir être exploités et pris en compte par le Comité d’orientation scientifique pour la rédaction du projet définitif.
- Une série de rencontres a été organisée à Paris et dans plusieurs capitales régionales entre septembre et novembre 2011. Chaque rencontre s’articulait autour d’une présentation de l’avant-projet par des membres du Comité d’orientation scientifique auprès des acteurs régionaux des « mille lieux d’histoire » (musées, mémoriaux, services d’archives associations et sociétés savantes, centres de recherche…).
Cette présentation a permis de répondre aux questions des professionnels et de prendre en compte les propositions et les commentaires. Les comptes rendus de ces rencontres étaient téléchargeables sur le site de préfiguration de la Maison de l’histoire de France.
- L’avant-projet a été présenté à différents réseaux professionnels, à l’occasion de réunions parisiennes des membres de ces réseaux : archives départementales, Villes et pays d’art et d’histoire, musées et mémoriaux des conflits contemporains, directions régionales des affaires culturelles…
- Le Comité d’orientation scientifique a poursuivi sa réflexion, en auditionnant en particulier différents experts du monde de la culture, de l’enseignement et de la recherche.
Rigueur scientifique. Le comité installé le 13 janvier 2011 par Frédéric Mitterrand est le garant de la rigueur scientifique des contenus de la Maison de l’histoire de France. Composé de 20 membres, il est consulté et se prononce sur l’ensemble des composantes du projet et sur la politique culturelle de la Maison de l’histoire de France :
- création d’un portail de ressources documentaires,
- constitution du réseau des musées et lieux d’histoire et de mémoires,
- expositions temporaires et autres manifestations,
- galerie chronologique,
- échanges internationaux,
- relations avec le monde éducatif et avec les organismes de recherche,
- politique des publics.
Les membres du comité.
- Jean Favier, président d'honneur, ancien directeur général des archives de France, ancien président de la Bibliothèque nationale de France
- Jean-Pierre Rioux, président, inspecteur général honoraire de l’Éducation nationale
- Dominique Borne, rapporteur général, Inspecteur général honoraire de l’Éducation nationale
- Jacques Berlioz, directeur de l’École nationale des chartes
- Eric Deroo, cinéaste et historien
- Étienne François, professeur honoraire des universités
- Sébastien Laurent, maître de conférences à l’université de Bordeaux, chargé de recherche au Service historique de la Défense
- Dominique Missika, productrice et éditrice
- Laurent Olivier, conservateur du patrimoine au Musée d’archéologie nationale (Saint-Germain-en-Laye)
- Pascal Ory, professeur des universités à l’université Paris I - Sorbonne
- Jean-Christian Petitfils, historien
- Paule René-Bazin, conservateur général honoraire du patrimoine
- Anthony Rowley, maître de conférences à l’Institut d’études politiques de Paris
- Donald Sassoon, professeur à l'université Queen Mary de Londres,
- Martine Segalen, professeur honoraire des universités
- Benjamin Stora, professeur des universités à l’université Paris XIII et à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO)
- Elisabeth Taburet-Delahaye, conservateur général du patrimoine, directrice du musée de Cluny-Musée national du Moyen Âge
- Laurent Theis, professeur émérite des universités
- Anne-Marie Thiesse, directeur de recherche au CNRS
- Emmanuel de Waresquiel, ingénieur de recherche à l’École pratique des hautes études
Un grand projet pour l'Histoire aux Archives Nationales.
Depuis son élection à la Présidence de la République en 2007, Nicolas Sarkozy défend le projet d’un grand musée spécifiquement consacré à l’histoire de France. La décision de le créer avait été annoncée officiellement par le chef de l'Etat le 13 janvier 2009 à Nîmes, en présentant ses vœux au monde culturel. Le 12 septembre 2010, le Président a annoncé sa décision. Sur proposition de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, le Président de la République a choisi d'implanter la Maison de l'histoire de France sur le site parisien des Archives Nationales.
Dans un discours prononcé aux Eyzies-de-Tayac (Dordogne), Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il avait « décidé de retenir comme siège de cette nouvelle institution le site des Archives nationales, grand quadrilatère regroupant au cœur de Paris les hôtels de Soubise et de Rohan autour de grands jardins ».
Cette décision a clos le temps de la réflexion et de la concertation avec la communauté des historiens ouvert par l
e rapport d'Hervé Lemoine
d’avril 2008,
le rapport de Jean-Pierre Rioux
de mai 2009 et
le rapport de Jean-François Hébert
d’avril 2010. Elle a donné le coup d'envoi de la mise en œuvre de ce projet fédérateur au service de l'Histoire.
Aux côtés de la Maison de l'Histoire de France, les Archives Nationales continueront de se développer, tant à Paris au sein de ce nouveau lieu dédié à l'histoire que dans le cadre de leur nouvelle implantation à Pierrefitte en 2013.
La création de cette Maison de l'histoire de France est symbolisée par l'ouverture, dès le 21 juin 2011, des jardins des Archives Nationales, jusqu'ici fermés au public : dédié à la promenade et à la découverte des hôtels particuliers du quadrilatère, ce nouvel espace vert au sein du Marais, dont l'aménagement est confié au paysagiste Louis Benech, est destiné à devenir un lieu de rencontre original de l'histoire et de la création.
Une exposition de préfiguration présentera en 2013 les grandes orientations scientifiques, culturelles et muséographiques de la future institution.
Un projet fédérateur.
Riche d'une recherche en histoire internationalement reconnue, forte de très nombreux musées d'histoire et de ses « lieux de mémoire », la France, contrairement à beaucoup de ses voisins européens (Allemagne, Italie), ne dispose pas à ce jour d'une institution nationale au service de la diffusion de l'histoire.
En créant une Maison de l'Histoire de France, c'est cette institution « tête de réseau » dont la France se dote, afin de remettre l'histoire au cœur de la société, avec l'ambition de rendre toutes les facettes de l'histoire accessibles à chacun, afin de questionner, faire réfléchir, et débattre autour des épisodes fondamentaux de l'histoire de France, dans une approche ouverte sur les enjeux européens et internationaux de notre histoire.
Ouverte sur tous les champs de la recherche historique, lieu de débat et de questionnement, cette Maison de l'Histoire de France aura à cœur de créer un pont entre les historiens, les chercheurs et le grand public, dont la demande d'histoire ne se dément pas.
Les grandes orientations.
La Maison de l'Histoire de France sera tout à la fois un musée de l'histoire de France, une confédération de neufs musées nationaux qui conservent des collections relatives à l'histoire de France, un réseau national et international d'institutions patrimoniales et scientifiques consacrées à l'histoire, un forum au service des historiens et un portail numérique au service de la diffusion des connaissances et du débat historiques.
Elle fédèrera, à l'horizon 2012, neuf musées nationaux au sein d'un établissement qui permettra de conjuguer leur implication dans un projet collectif et le maintien de leur autonomie, notamment dans la définition de leur propre projet scientifique et culturel:
Le musée national de Préhistoire des Eyzies de Tayac
,
le musée des Antiquités nationales du château de Saint Germain-en-Laye
,
le musée national du Moyen-Age de l’hôtel de Cluny
à Paris,
le musée national de la Renaissance
du château d’Ecouen,
le musée national du château de Pau
,
le musée national du château de Fontainebleau
,
le musée national de la Malmaison
,
le musée national du château de Compiègne
et
le musée des plans-reliefs aux Invalides
constitueront, par leurs ressources scientifiques, un atout exceptionnel au service des publics.
La Maison de l’Histoire de France sera l’occasion de porter un regard nouveau sur ces institutions majeures du patrimoine français, grâce à un dialogue renouvelé entre historiens et historiens d’art.
Le choix du site des Archives nationales.
Suite aux trois rapports remis, différentes propositions d'implantation ont été étudiées par le Ministre de la Culture et de la Communication.
Le choix de Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication s'est porté sur les Archives Nationales, qui rassemblent plusieurs atout pour ce grand projet. Bénéficiant d'une situation au cœur du Paris historique, accessible facilement, le quadrilatère des Archives est un lieu symbole de l'histoire de France. C'est aussi une plus grande valorisation d'un patrimoine historique majeur du Ministère de la Culture que ce choix rend possible, tout en créant une synergie avec les Archives Nationales qui auront toute leur part dans le projet.
La refondation des Archives Nationales.
L'installation de la Maison de l'histoire de France dans le quadrilatère des Archives, qui ouvrira ses portes au public en 2015, consolide le site historique des Archives Nationales. En parallèle, le projet d'implantation à Pierrefitte en 2013, dans le bâtiment de Massimiliano Fuksas, annoncé en 2004 par le Président de la République, reste l'un des chantiers patrimoniaux et architecturaux majeurs du ministère de la Culture et de la Communication.




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